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Jour après Jour

18 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Suite à l’intervention de la France, la Grande-Bretagne finit par accepter de lier la signature d’un accord politique de la signature d’une convention militaire, Londres continuant de rejeter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’. Le même jour, lors de sa rencontre avec Seeds, l’ambassadeur anglais, Molotov accepte d’envisager une définition ‘’atténuée‘’ de l’agression indirecte, mais pas basée sur le texte anglais.
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Juil
 
1939
Allemagne
Espagne
Italie
DE/ES/IT
À Madrid, rencontre de Franco avec Ciano. L’Espagne s’orientera vers l’Axe, en attendant le jour où ‘’les conditions générales et la préparation militaire‘’ lui permettront d’y adhérer.
Allemagne, Espagne, Italie
19 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Lettre de Bonnet à Halifax. Il y demande que, dans les négociations tripartites, Londres accepte les conditions russes (car, redoute-t-il, sans cela l’échec de ces négociations ne soit ‘’le signal d’une action de l’Allemagne sur Dantzig‘’).
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juil
 
1939
Allemagne
France
DE/FR
Répondant à Ribbentrop (13.07.39), Bonnet affirme qu’à aucun moment , ‘’ni avant ni après la déclaration du 6 décembre‘’, il n’a été possible pour le gouvernement allemand de penser que la France ‘’avait décidé de se désintéresser de l’Est de l’Europe‘’.
Allemagne, France
20 Juil
 
1939
Allemagne
Roumanie
DE/RO
Signature d’un accord sur le développement en Roumanie, avec l’aide de l’Allemagne, de la culture des plantes oléagineuses (notamment le soja).
Allemagne, Roumanie
20 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans l’impasse sur la définition de l’agression indirecte, Molotov propose une suspension des négociations politique et l’ouverture des conversations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne acceptent l’ouverture des négociations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Juil
 
1939
Slovaquie
SK
Nouvelle Constitution.
Slovaquie
22 Juil
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
En marge d’une conférence internationale de la pêche à la baleine, rencontre entre Hudson, secrétaire d’État au Commerce et Wohltat, conseiller économique du Reich. Discussion sur les relations réciproques et la situation en Europe. Hudson affirme que si l’Allemagne réduit ses dépenses militaires, alors on pourra discuter d’un accord économique entre les deux pays (Londres excluant la possibilité de rétrocession des colonies à l’Allemagne) et avertit que, si le Reich veut modifier ‘’le statut actuel de l’Europe, notamment à Dantzig, ce sera la guerre‘’. Le Reich, dit Wohltat, est prêt à envisager, avec la Grande-Bretagne, ‘’des arrangements politiques de nature à fortifier la paix en Europe‘’. La presse présentera cet entretien comme des négociations anglo-allemandes, ce qui amènera la France à demander des explications à Londres. Le gouvernement anglais répondant que s’il aurait envisagé des projets de telle ampleur, alors le gouvernement français aurait été mis au courant, préalablement.
Allemagne, Grande-Bretagne
22 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
À Berlin, l’URSS annonce la reprise des négociations commerciales avec l’Allemagne.
Allemagne, Russie
22 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Weizsäcker annonce à Schulenburg que le moment est venu d’approcher les Russes et de parler de négociations politiques, sans se bousculer, dit-il (le 30.06.39, Hitler avait interrompu brusquement les négociations avec les Russes).
Allemagne, Russie
24 Juil
 
1939
Allemagne
Hongrie
DE/HU
Message de Teleki à Hitler. En cas de guerre, la Hongrie alignera sa politique sur celle de l’Axe, mais, pour des considérations morales, Budapest n’attaquera pas la Pologne.
Allemagne, Hongrie
24 Juil
 
1939
Allemagne
Italie
DE/IT
Mussolini assure Hitler que, si celui-ci juge la guerre ‘’inévitable‘’, alors l’Italie se tiendra à ses côtés. Toutefois, une guerre avec la Pologne ‘’était impossible à localiser‘’. Il propose donc au Führer une ‘’politique pacifique constructive‘’, qui permettra à l’Allemagne de résoudre le différend avec la Pologne, et à l’Italie celui avec la France, par voie diplomatique.
Allemagne, Italie
24 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Pologne
FR/GB/PL
À Pyry, près de Varsovie, les Polonais remettent aux services de renseignements français et anglais un exemplaire de la machine Enigma (la machine à déchiffrer les messages radio de l’armée allemande) et la documentation sur le décryptage. En décembre 1932, trois mathématiciens polonais réussissent à déchiffrer les messages Enigma. C’est en octobre 1938 qu’ils arrivent à mettre en place une machine électromécanique pour déchiffrer les messages (il fallait deux heures pour déchiffrer la clé du jour). Ils remettent la machine aux Français et Anglais.
France, Grande-Bretagne, Pologne
24 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Fin de la phase politique (14.04.39) des négociations tripartite. Un accord est acquis. Les trois parties s’engagent : (1) à se prêter mutuellement et immédiatement toute assistance en leur pouvoir ‘’si un des signataires serait engagé avec une puissance européenne, soit parce qu’il est l’objet d’une agression, soit suite à une agression, directe ou indirecte, d’une puissance européenne contre un autre État européen dont un des signataires s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou la neutralité‘’ (l’agression indirecte étant définie comme ‘’une action acceptée par l’État en question sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’), (3) à un échange d’informations sur la situation internationale, (4) à ne pas conclure, en cas de guerre, d’armistice ou de paix séparément, (5) à ne pas faire entrer en vigueur cet accord qu’une fois signée une convention militaire, etc. Dans une annexe, non publiée, sont précisés les pays auxquels s’applique l’obligation, pour un des signataires, de les défendre en cas d’agression, directe ou indirecte : la Belgique, l’Estonie, la Grèce, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Russie
24 Juil
 
1939
Grande-Bretagne
GB
Signature d’un accord (Craig - Arita). Londres reconnaît les conquêtes japonaises en Chine.
Grande-Bretagne
25 Juil
 
1939
Tchécoslovaquie
Allemagne
CS/DE
Introduction du Service du travail obligatoire d’une durée d’un an.
Tchécoslovaquie, Allemagne
25 Juil
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
La presse annonce que Moscou, Paris et Londres sont arrivés à un accord politique et qu’une mission militaire franco-britannique ira à Moscou pour conclure une alliance militaire. À partir de maintenant, l’Allemagne multipliera les contacts avec Moscou, dans l’espoir d’empêcher la formation d’une alliance entre les trois (France, Grande-Bretagne et Russie) et pour annuler la menace d’un encerclement du Reich.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
26 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
À Berlin, rencontre de Schnurre avec Astakhov et Babarine. La Russie considère qu’un ‘’rapprochement entre soviétiques et Allemands correspondait aux intérêts vitaux des deux pays ‘’et Moscou n’a jamais compris pourquoi l’Allemagne nazie se montre hostile à l’égard de l’Union soviétique‘’, dit Astakhov. En répondant, Schnurre affirme que : (1) l’Allemagne n’a pas envisagé de ‘’menacer‘’ la Russie, la politique du Reich étant orientée contre la Grande-Bretagne. Schnurre continue : une alliance de Moscou avec Londres ne rapportera à la Russie que ‘’la participation à une guerre européenne‘’ ; par contre, une alliance avec le Reich offrira à l’Union soviétique une politique allemande de ‘’neutralité et de maintien en dehors d’un conflit européen éventuel‘’, (2) malgré les divergences philosophiques entre Rome, Berlin et Moscou, leurs idéologies ont un point commun : leur opposition contre les démocraties capitalistes occidentales.
Allemagne, Russie
27 Juil
 
1939
Tchécoslovaquie
Allemagne
CS/DE
À Prague, les Allemands ouvrent un Bureau pour l’émigration des Juifs (avec Adolph Eichmann comme chef). Jusqu’à l’interdiction de l’émigration, plus de 26 000 Juifs émigreront de Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, Allemagne